Nürmanstone story : Comment en vient on à créer sa propre marque ??? part 1

Bonjour à tous, je me présente, je suis Jean-Baptiste George, fondateur de Nürmanstone – vêtement passionné de voiture

Tout d’abord merci pour l’intérêt que vous portez à notre marque et son histoire.

Passionné depuis ma plus tendre enfance par l’automobile et la moto, je ne viens pas de l’univers de la mode. Sachant cela, beaucoup de personnes me demandent pourquoi j’ai créé une marque de vêtements pour passionné de voiture. Je vais essayer de vous apporter ici une réponse mais laissez moi d’abord me présenter en quelques lignes.

J’aurai 40 ans d’ici peu (mon dieu que cela passe vite). Je suis originaire du Nord de la France. Au plus loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé l’automobile et la moto (Le 2 roues est arrivé un peu plus tard). Je ne saurais dire d’où me viens cette engouement car il n’y a nulle trace de ce virus dans ma famille. Ça a dû passé par là… Entre les jouets, Majorettes et Hotwheels,  les voitures 1/18 Bburago, ou même ces fameuses fiches à collectionner (ci dessous) j’ai commencé à acquérir un certain penchant immodéré pour l’automobile dans une époque où elle était encore “glorieuse”.

Je ne peux pas dire que j’étais afficionados des courses mais dès que l’une d’elles était diffusée à la télé, je la regardais si possible. Lors des trajets, les membres de la famille devaient supporter mes exclamations à chaque vue d’un véhicule que j’appréciais. Enfant, je me serais volontiers vu “ingénieur chez Ferrari” .

A 12 ou 13 ans je récupérais une pile de magazines dans une benne à papier : des magazines de moto custom…Je suis alors tombé sous le charme de certaines Harley Davidson et m’empressais d’en peindre une à l’échelle 1 sur le mur fraîchement tapissé de ma chambre (Je n’ai pourtant jamais possédé de Harley). La suite est évidente. 14 ans : Peugeot 101 puis 103. Ma mère dit toujours que je les ai probablement plus poussées que je n’ai roulé avec. Idéal pour apprendre et forger l’expérience (bonne ou mauvaise).

Permis moto à 19 ans et une bonne partie de ma vie passée sur une selle.

Bref, vous l’aurez compris, tout ceci est bien encré en moi.

J’ai suivi une scolarité classique qui m’a amené à m’engager dans des études de vente que j’ai arrêtées malgré d’excellents résultats (je n’aimais pas la vision un peu réductrice de la vente que j’y apprenais). J’ai alors 20 ans et je me dis que c’est le moment ou jamais de profiter de la vie pour assouvir ma passion.

  • Je veux faire de la mécanique moto!!!…en compétition si possible.

Etant titulaire d’un bac général, je trouve sur Paris un établissement où il me sera possible de passer le bac professionnel en un an.

Vendu !!!! je signe.

Après une année de trajet quotidien Lille-Paris en TGV (je ne vous parle pas des horaires levé/couché…mais bon cela coûtait moins cher que de prendre un appartement sur Paris), j’obtiens mon bac pro maintenance automobile option motocycle avec mention. Je postule alors pour une formation en compétition moto au Mans. L’espoir d’y être pris est mince face à des postulants bénéficiant d’une expérience bien supérieure. Malheureusement, je ne serai pas retenu. Je repartirai donc à la fac…pour à peine un mois. Eh oui !!! En effet, un dimanche de début octobre 2000, je reçois un appel émanant du Lycée Le Mans Sud.

  • Allo !! Oui Bonjour???!!!
  • Bonsoir, c’est Mr ——- du Lycée le Mans Sud.
  • Oui???
  • Vous aviez postulé pour votre entrée au Junior Team LMS?
  • Oui…. mais…je n’ai pas été reçu …???..???
  • En effet, seuls 10 élèves sont retenus et vous étiez le 11e…
  • Ah??
  • …., le 10e s’est désisté. Pourriez vous venir au Mans dès Demain?
  • Euhhhh, oui…

Voilà (à peu près) comment je me retrouve dans une des années qui restera gravée dans ma mémoire : l’année 2001.

Photo Suzuki Junior Team aux 8h de Brno en Rép Tchèque

 

Je n’ai pas été le meilleur élément, évidemment, je manquais d’expérience dans un domaine où j’allais devoir apprendre l’excellence.

le Team Manager (et professeur) me dira un jour qu’il me voyait plus commercial que mécanicien : un visionnaire!!!

En attendant, cette année, partagée entre cours et compétitions officielles (Superbike France et Mondial Endurance) m’a énormément apporté tant techniquement qu’humainement.

Suite à cette année, je suis allé de petit boulots de mécaniciens en concession à mécanicien en compétition (bénévole ou non) pour ensuite faire un recrutement qui changerait la donne.

Il s’agissait de rentrer comme mécanicien dans le team officiel d’une grande marque japonaise en Mondial Supersport (à l’époque certains auraient payé pour y être). Alors même que je sortais du bureau du propriétaire de l’équipe avec une promesse d’embauche orale, un des gars de l’équipe est venu me voir pour discuter et en quelques mots m’a assez vite dissuadé d’aller plus loin.

Avec l’arrivée de divers ingénieurs dans les équipes, le mécanicien devenait un monteur de pneus et de carénages. On ne touchait finalement plus trop à ce qu’il y avait de passionnant à savoir : moteur, suspension, injection. La vie de couple semblait tout bonnement impossible. J’avais par ailleurs rencontré depuis peu la femme qui partage encore ma vie aujourd’hui. Ajoutez à cela des salaires dérisoires, je prenais alors conscience qu’il valait mieux que cela reste un hobby plutôt d’un job.

 

Me voilà donc en recherche d’un poste de commercial avec un 1/2 BTS et un Bac Professionnel… pas évident.

Mon premier poste de commercial consistait à vendre des solutions de sécurité contre le vol à des professionnels de la moto (antivols, alarmes…). Comment ai je décroché le poste? Lorsque le dirigeant me dis au cours de l’entretien “Mais vous n’avez aucun expérience commerciale!!!”, je lui ai répondu :

  • C’est vrai!!! En attendant si personne ne me donne ma chance, je n’aurai jamais d’expérience. De plus, si je peux me permettre, qui, mieux que celui qui a monté vos alarmes saurait les vendre????

Bingo !!! Début d’une carrière dans le commerce B to B (business to business) où je suis assez vite devenu “cadre” commercial chez un pétrolier. Par la suite,  j’ai occupé le poste de “District sales manager”  (comprenez, animateur de réseau) chez un constructeur de motos japonaises.  Métiers dans lesquels j’ai souvent porté des chemises …on y reviendra.

Côté passion, elle dicte ma vie depuis toujours donc… .

J’aime beaucoup “bricoler” comme avec ce quad que j’ai construit avec un moteur de moto (GSXR) et qui atteignait (je n’ai osé qu’une fois) les 200km/h.

 

 

 

 

 

 

Je possède ou ai possédé différentes voitures anciennes. Je me suis mis à la pratique du pilotage en moto (j’ai arrêté avec l’arrivée des enfants).  J’ai ensuite piloté occasionnellement en voiture, préparée par mes soins (vendue à regret depuis). Dans le même temps, je me suis largement engagé dans une discipline sportive automobile ces 15 dernières années. Passionné de photo, j’ai également tenu un blog  qui s’intéressait aux garages de passionnés (ArrêtSurGarage). Enfin, inutile de vous dire que dès qu’il ne faut pas me motiver longtemps pour me rendre sur un événement auto ou moto.

 

Voilà, sans vous en avoir trop dit, je pense que vous pourrez déjà mieux imaginer qui est le créateur de Nürmanstone.

Si vous voulez en savoir un peu plus, voici une interview réalisée pour présenter le projet.

Encore merci pour votre intérêt, la suite d’ici quelques jours.

A bientôt